L’autre jour LN me disait, «quand un train arrive sur le quai, ma jupe s’envole et c’est gênant», et moi de répondre l’œil vitreux «moi aussi, sauf que quand mon RER passe j’ai un autre problème, je fais des vols planés sur le quai»… Démonstration? Mardi soir 19h30… On est juste à l’heure pour la 11ème soirée «Paris Blogue-t-il?»... Enfin à l’heure si seulement on avait pas la moitié de Paris à traverser… Un souffle de RER s’empare de la station des Ardoines… Hélène crie à toute vitesse « magne toi Coquillette» et moi de répondre «pas de souce’ Boulette j’arravvvvvvvv….» Et ben pour arraver je vais vous dire que j’ai ‘arraver’ à toute vitesse et en première classe même…
Voyons plutôt… Arraver : verbe transitif de la famille des arravages, décrivant un long parcours elliptique aérien, suivi d'une retombée latérale sur la fesse gauche avec une option sur le genou (j’ai pris toutes les options ça déconne pas !). Chaque arravage étant unique, j’ai réalisé le mien avec des bottines achetées chez les chinois à au moins 15 euros, un sol en gel, un jour de pluie, et une myopie bien humiliriante! Bref la totale quoi!
Du coup, on profite de la situation... Je reste à terre, j’autorise LN à se fendre comme une poire pendant que je pose au sol l’air complément assommée. Après tout c’est un accident de travail, aussi tard et ridicule soit-il? Le fou rire passe, les employés aussi, on reste là comme deux hystériques, dont une avec un genou en sang et qui ri à se taper le c** par terre (une deuxième fois !)... Et pis, plus je regarde mon collant en lambeau et plus je trouve que ça me donne un style … Mais lequel ? avec les mitaines abîmées et le vernis décoloré, j’hésite entre «Massacre à la SNCF» et «Sauve les quais , casse toi la gueule dessus»…
Bref…30 mins plus tard, le collant toujours troué nous nous décidons à sortir du métro Pernety et à nous pointer à l’Entrepôt ou avait lieu la dite soirée…On entre dans le pub ou s’étale (pas moi cette fois !!) des tables et sièges et un long comptoir squatté par la gente masculine qui surdomine le lieu… Du coup des filles se sont rapatriées sur l’entrée et les bords comme des passagers un peu déroutées par ce flots de bloggeurs geekeurs etc…
Dans une ambiance « aérée », on peut choper 3 ou 4 coupes de champagnes à l’aise du moment qu’on bloque le passage aux serveurs… Facile avec notre pyramide de sacs à mains bordélique qui s’amasse dans l’entrée… On rattrape le serveur de justesse et on lui siffle tous les verres de son plateau au passage…
Au bout de quelques coupes on voit bien que les invités sont certes plus nombreux et doublent ou triplent même, suivant l’éthylomètre de chacun; mais une fringale abrupte vient épouser nos estomacs et l’on abroge la soirée…
Direction le bistrot du coin, on parlote, on rigolote et pis "on" savoure souris d’agneaux, tartare ou même juste du pain pour les plus fauchés..
Merci à Nelly et à Live, pour leur bonne humeur, à Céline la 1 /2 de pomme, Alex et Julie pour le resto, à Willykean d’avoir faire la moitié de l’Ile de France pour venir nous rencontrer, et à tous les autres à qui j’ai pu parler dans un état de bullage cérébrale sévère et dont ma mémoire rame…
Avez vous déjà vécu des situations humiliriantes dans les transports ? Vous auriez voulu participer à une soirée de bloggeurs comme celle-ci?

















