skip to main |
skip to sidebar
«Le Train mais c’est génnniiaaaallll» ça c’est la remarque parentale à laquelle j’ai eu droit tous les dimanches soirs quand on me déposait grelottifiante sur le quai de gare de ma banlieue natale. Prête, contrainte forcée, à m’en retourner dans ma contrée nancéenne après un weekend parisien mortadelle! Alors autant vous le dire tout de suite, que quand le TGV Est est arrivé, là j’en ai poussé des hii hhaaaa… Finito les trains Corail ou Téoz de 3h30 secouée et serrée comme une poire en boite dans son sirop… Et même si ma Visa elle a un peu couiné du bec, par ce que bien sur les prix aussi ont augmenté sévère Albert... Au final, je me combine toujours pour partir en zone blanche et ainsi sacrifier mes cours du lundi matin/vendredi après-midi ! Et Voici donc un petit résumé du fil habituel de mes voyages Paris-Nancy…
Après l’épisode du lynchage récurant dans le métro, le moral aiguisée en pointe façon dimanche soir, je me pointe sur le quai les mains lacérées et le sac à roulettes comme indigestionné de fringues…
Puis c'est le quart d’heure du compostage… Là, je sais pas pourquoi, j’ai beau mettre en tout sens mon billet dans cette foutue machine, elle me le recrache , elle bip, elle glousse ce joyeux dicton: «retournez le billet» … Je lui fait des subterfuges, tourne la tête, prend l’air indifférente, pis revient à l’attaque, mais ça marche des clopinettes... Elle me reconnaît! Et le costard d’à côté lui pendant ce temps là, il y arrive du premier coup avec un regard de merlan qui pique…
Vient alors la petite blague SNCFesque… Calcule le temps que mettrait le plus allègre des étudiants pour aller du wagon 1 au 17, puis divise le par un coefficient d’accélération de soixante douze… Et voila, tu tiens les minutes qu’ils te restent depuis l’affichage du numéro de quai jusqu’au départ du train… Cours Petite!
Alors avec le temps je suis devenue une vraie roublarde des rails… Je ruse et stratagèmise, théorisant ces petits trajets lorrains :
Règle numéro1. Ne jamais faire confiance à son 'pas de bol habituel' de place réservée. A coup sûr vous allez tomber au choix: sur la vieille qui planque dans son gilet son demi-cabot, sur le Slim Prépubère isolé au Rock-plus-hard-tu-meurs , ou encore sur la ribambelle de militaires crânes rasés&faces émaciées qui se foutent des baffes et préfèrent communiquer via leur palettes DS en réseau plutôt qu’en paroles (ça sent le vécu hein ?)…
Préférez ainsi opter pour le premier ou le dernier wagon TGV qui bénéficie de petits compartiments à prises souvent oubliés et donc calmes... Si le contrôleur vous intimide, il vous suffira de jouer la myope sans défense qui confond le siège 8 du wagon 16 avec le 16 du wagon 18... Enfin rester quand même dans vos classes respectives faudrait pas que des amendes pleuvent sur mon Blog!
Règle numéro 2. Sentir le marmot reniflant qui vous guette… Sachez être mobile… Une bafouille baveuse ou un «Goulou-goulou» niai parental et Hop debout la main sur le sac… On part en tournée chercher un siège ailleurs! Il doit bien avoir un cadre célibataire dans ce wagon! Car croyez-moi, rien de pire que de subir les jérémiades d’un petit lardon pendant des heures. Je me rappelle d’une place bradée dans un compartiment Téoz spécial moutards., où j’étais tombée en pleine Battle entre deux têtes blondes sur le thème «à qui accaparera le plus l’attention de ses parents »... 3h30 et deux cachés d’aspirine plus tard, ma phobie des mioches étaient née (heureusement que Hannah est là!).
Règle numéro 3. Savoir occuper son temps comme toute greluche qui se respecte.
Au début je me calfeutrais derrière ma pile de polys et mes monts de miettes à gommes. Mais avec les années, j’ai écopé d’un étrange mal du voyageur et dû ainsi alléger illico mes valises de mes TDs mécaflottesques... Troquant ceux-ci contre des savants travaux d’aiguille, j’iPode maintenant à tout va, je me console avec des vernissages d’ongles vermillon, des bâillements à pleins thorax le nez sur mon Elle, et je furète mes écoutilles vers les voisins du carré d’en face…
Et vous le TGV ? Ca se passe comme ça ? Vous avez vos petites habitudes?
Voilà comment avec Trois ingrédients, un livre de cuisine pour étudiants soudoués et une kitchenette suréquipée j’ai réussi l’improbable. Multipliant les variables inconnues d’une recette dite «facile» et complexifiant les temps de préparation à la puissance un-peu-beaucoup, j’ai mis au point une méthode de génération spontanée de boulettes et de catastrophes culinaires en chaîne…
Reprenons depuis le début de cet épisode fantastique, émergeant du fin fond d’un four à thermostats préhistoriques et fraîchement moulu de mes 10 doigts un peu attardés.
Je commence donc par choisir un classique évident pour tout commun des mortels étudiants: la tarte au chocolat. Je calorifuge ses conséquences chocolatentes sur mes hanches et rassure mon subconscient praliné de fille :
- Alibi N°1, riche en magnésiums, polyphénols, et en théobromine, un stimulant proche de la caféine (et si la chimie en dit du bon, je suis une fidèle scientifique ;-)
- Alibi N°2, je vais pas venir les mains vides pour la crémaillère de ma petite Alice demain !
- Alibi N°3, la recette a le mérite d’être simple : 3 étapes et autant d’ingrédients, qui s’éparpillent sur la page et se perdent entre les lignes.
Je prends le temps de ne pas me changer et de rester dans ma petite robe préférée (normale) sans gants, ou blouse… et commence ma synthèse sans répétition ou relecture du protocole (normale aussi):
- Un rouleau de pâte brisée «prête à l’emploi» (détail important pour la suite ;-)
-Deux tablettes de chocolat noir patissier
- et 20cl de Crème fraîche légère à 3% MG (ceci n’est pas une antithèse avec le vers précédent mais de la bonne conscience)
Première étape, étaler la pâte... Garnir le fond du moule de Haricots pour l'empêcher de se soulever.
Ce qu’ils auraient dû aussi préciser : ne pas remplacer les haricots par du riz en sachet. Ne pas non plus remplacer un moule à tarte par un plat à gratins faute de mieux… Sur ce je me retrouve avec une pâte qui est gondolante et repliée sur elle-même sur les bords.
Seconde étape : porter à ébullition la crème et y ajouter le chocolat en carrés.
Ce qu’ils auraient dû aussi préciser: veiller à ne pas faire sauter les plombs en allumant le four en même temps que les plaques de cuisson. Ne pas essayer non plus de faire bouillir la crème au micro onde sans surveillance. Ne pas toucher à la boîte Neuf Telecom ou être à moins de 10m de toute prise électrique quand on s’appelle Abigoudi.
Dernière étape: verser le chocolat sur la tarte quand elle est cuite.
Ce qu’ils auraient dû aussi préciser: Troquer l’œuf réveil matin contre un CD d’ambiance Yoga ou Tai-Chi est tout aussi utile. Prévoir du K2R pour les tâches «éventuelles» de ganache sur ma petite robe Babydoll Zara préférée !!!
Épilogue tragique : je sors du frigo ma tarte un peu raide mais jolie quand même… je me prend les pieds dans un incommensurable sac Monop’… No comment! Je vous laisse deviner la suite : la tarte n’est plus vraiment présentable... Une seule solution la pré découper !! Alice je suis sorry ma chérie! J’y ai mis tout mon moi, mais y’a rien à faire, il me faut un maâri cuisiner ;-)
Alors contre tous ceux qui prétendent que "aucune recette au chocolat est ratable", j’ai envie de dire : si c’est possible je l’ai fait c’était un vendredi, il y'avait des larmes de chocolat sur le carrelage, et une fine pluie de crème fraîche dans le micro-onde et j’en suis pas peu fière puisque c’est une première!
Alors si une réédition de ce bouquin devait se faire j’y ajouterai aussi :
Vérifier qu’un agent Hotline de Neuf Telecom est disponible pour réinitialiser la connexion Internet, acheter des fusibles en rab', prévoir le K2R, le moule circulaire, et ne pas se planter de pages (sueur froide quand j’ai lu «laver le raisin et ajouter la grenadine» je vous dis pas!).
Et vous ? La tarte au chocolat vous avez déjà essayé ? Quels sont vos bouquins ou sites de prédilection garantissant aucun ratage ??
Taguée par Montmartre chica, je réponds et confie donc «mes 6 tics, manies ou habitudes» un peu de travers et à contre pieds j’avoue, mais tellement plus à ma façon vous m'excuserez….
Petite j’étais terriblement maniaque, mécaniquement ordonnée et prématurément routinière : chaque Lego avait sa boîte, chaque surprise Kinder sa planque, chaque bidule devait revenir à sa place aussi mal foutue qu’elle fut…. Je pouvais détecter le sens du vent qui avait bousculé mes étagères à babioles… Aligner tous mes nounours au pied de mon lit, et les border d’une couverture avant de décider à aller me coucher… Faire des piles avec les vignettes des paquets de chewing-gum ! Toujours garder les bords feuilletés (tant raffolés) des tartes aux pommes pour la fin…
Consternée de me relever pour une noisette de cahier de travers ou un Poney en biais, je me suis mise peu à peu à psychotter, m’imaginant grande, triant mes chaussettes par couleur ou mes CB par crédit...
Alors un jour, je suis allée demander conseil à mon frère, ce gourou des collines de Bordel Non Identifié, ce dompteur de chaussettes orphelines, véritable chef d’orchestre des petits papiers de bureaux… Il a été pour moi une sorte de guide spirituel, aux racines de mon présent Bordel Enchanté… Il m'a transmis tous les trucs implacables pour mettre fin à mes rituels de fée du logis, à mes bienveillances automatiques et à mes habitudes de filles trop clean… Lentement mais sûrement j’ai planché sur ses paroles, j’ai pris des notes de ses lois du chaos, et médité sur le mouvement brownien des particules de jouets qui jonchaient sa chambre… Tachant de mémoriser du mieux ses techniques de déconstructions et de laisser aller pour «cultiver mon jardin»...
Depuis, bien sur, des boulettes de papiers ont fleuri mes étagères et des litres de bordel ont coulé sous mon lit, mais je suis enfin devenue maître de mon Bordel Enchanté (et de ses cousins)... Innovant des procédés en autodidacte et usant de mes propres initiatives, voici donc 6 astuces pour rester anti-maniaque:
- Laisser s’accumuler un tableau dynamique et représentatif du moment sur mon bureau : les tickets de caisse shopi, les cables usb, les flyers et les médocs
- Conserver le tube du dentifrice ouvert, des cheveux dans ma brosse, des verres à pieds dans ma salle de bain…
- Remplir des piles de Post its qui collent pas et qui s'éparpillent sous mon bureau...
- Entasser mes fringues sur mon lit jusqu’à ce que je ne puisse plus aller dormir sans confondre mon pijama avec ma robe de gala ou me prendre les pieds dans un soutif
- Continuer à manger uniquement les bords des tartes aux pommes...
- Laisser chanter ma bouilloire jusqu'à la dernière bulle de vapeur...
A moi donc de taguer: Charlotte, Faustine et Amylee!
Palpiter est dans ma nature… Un petit café suffit à me faire battre le cœur comme un chameau… Ah mon dieu que c’est embêtant je vous l’avoue de se résigner au Déca soluble Aldi quand on rêve d’un petit Nespresso on the rock! Du coup, je craque parfois… S’en suis une sensation de pile électrique, une admiration pour mes cours de méca flotte, et des yeux en pilules extasiques (& que dire de ma réactivité à l’alcool sinon rien ici ;-)!
Chaque matin je me résigne donc à un Déca soluble saupoudré de lait déshydraté et édulcoré (mais avec de la vraie eau du robinet tout de même). Bref je ne sais pas si c’est plus le goût immonde de cet ersatz de «café» qui me réveille ou bien la voix aigrelette de «Carglass Répare» sur Nova!
Et pis y’a pas si longtemps, ma cousine Lolo m’a fait tomber les papilles dans sa marmite à thé ! Pas chimiste pour un clou, je rouspète, me méfiant tout aussi bien du thé puisque il contient aussi de la théine (entre deux : théine et caféine = mêmes molécules mais assimilation plus lente de la caféine dans le thé grâce aux tanins!). La plupart des thés nous laissent ainsi sommeillantes au boulot et attentives à l’heure du sommeil!
Mais cette fois-ci c’est un buisson rouge ardent (Rooibos) qui s’est fait déplumer pour finir dans la théière à Lolo! Ce Rooibos, c’est du thé rouge… Mais pas n’importe lequel : du Mariage Frère of course… Ni une ni deux, je toque à la boutique le lendemain. Là-bas les vendeurs sont tous blonds, grands et emballés dans des costumes de lin même pas froissés. Et ils n’ont quasiment pas l’air idiots quand ils te parlent de l’Afrique du sud, du niveau de théine dans le thé rouge proche de celui d’une tisane à mamie, et que surtout c’est délicieux avec du lait et du sucre… Délicieux je retiens oui, délicieux ces costards... Et pas cher en plus… Le thé faut suivre hein ?!? Pas plus de 5-6 euros en moyenne pour 100g.
Du coup je m’aligne des rails de Surabaya (thé rouge version fleuri et vanillé) du matin au soir. Et sacrilège, j’ai troqué mon café soluble contre l’ami thé rouge dans mon thermos Starbucks du matin! Désormais je reste nauséeuse devant un paquet de Lipton et nargue Twinings ou Tetley à la caisse…
J’avoue quand même que je reste une Inconditionnelle au Cappuccino (surtout à l’amande grillée au chocolat roulée dans le cacao amer sur la soucoupe), du petit café sur le zinc sucré au sirop de pain d’épice, ou encore celui de l’Oncle Sam Starbuckéen qui me ravie les papilles de leur mousse au soja… Mais vu ma consommation fantastique en boissons chaudes en tant que fédérante à l’association des frileuses de l’hiver... Il a bien fallu trouver une alternative équitable pour ma tension abigoudienne…
Et vous vous en êtes où avec votre conso de café/thé quotidienne ? Addicted au ptit noir ou plutôt thermos Lipton ?
Enigme subsidiaire: Quand on laisse trop longtemps ma bouilloire seule sur une plaque brûlante, elle fait du Beatbox... C’est normal?!?
Suite de mes petites péripéties buissonnières lors d'une escapade entre filles à Paris... Et c'est par ici si vous avez loupé le début!
Métro Hôtel de ville 14 :35. Je sautille sur le trottoir et 1.2.3... Flaoutcchhh, mon escarpin gauche plonge dans la mare de pluie infusée au bitume. Me voilà baptisée 'Made of Paris', ça valait bien un collant !
Julia ma coiffeuse dessère les dents de ses ciseaux pour restaurer ma frange. Elle rigole quand je lui récabidule mes tergiversations la main au ciseaux devant la glace ou mes 360°-nan-merci à la porte de coiffeurs nancéens…Squiiitsch des poils pleins les paupières et le nez : me voilà communiée !
Je rejoins ensuite le conciliabule starbuckéen de l’autre côté de la rue ou arrivent Alice et Gé… Je distille la mousse du cappucino et caresse des yeux les muffins comme un petit trésor retrouvé! Mes mésaventures soldanesques, les honteuses sorties ciné à venir et mes contorsions de cerveau du très prochain défilé au Gala de mon école tout y passe, pepite de chocolat après lapée de mousse…
Trois heures après les mêmes, toujours à l’affût d’un sofa libre, quittent le navire americain pour filer se doucher dans l’air antarctico-parisien… Mais deux cent metres suffisent pour propulser une faim subite et s’abriter chez Quick.
Restaurées nous envahissons le Zara non loin.. Je médite devant une fantastique paire d’escarpins en bois. Je me confesse à Gé qui me jure qu’avec des collants 100D c’est totalement possible en février, d’autant qu’il s’accorde perfecto avec mon sac… C’est là ou l’on reconnaît les vraies amies de celles qui vous auraient salement avoué le côté déraisonnable de l’achat.
Pas le temps d‘épiloguer me voilà déjà propulser dans le métro direction Ternes et il est 19h passé! Ma cousine m’accueille, l’accent de la crèBe et le Dez Bouché… On se réchauffe devant une tasse de Surabaya (thé rouge Mariages Frères sans théine idéale pour une palpitante extrasensibilisocafféinée comme moi!). J'ai droit à un plaidoyer du mec bien et intègre qu’il me faut. Et moi, je lui fais: la tirade de la jeune fille qui cherche mais bon quoi? Pas facile quand on est à Paris à temps partiel et qu’on est abonnée aux "Super rats" (réfèrence Hepburnienne obligatoire)!
Ternes-Belleville en moins de 20 minutes… Ca se tente, surtout quand on est légèrement en retard.. Atterissage au camp de base de Babycakes et de Bigbrother... Reunion des états géneraux BigBro-Bibsy au Faitout!
Je suis totale convertie à cette ambiance feutrée où les verres du zinc se remplissent un popcorn cumin à la main, où le chien se laisse caresser par le gosse de la table de gauche pendant que des filles stratagemisent dans le fond devant une salade au parmesan et un plat du jour.
Et moi de raconter en version courte tous mes péripéties de nancéenne... Je débite incroyablement et mes idées n’arrivent plus même à suivre le contour de mes phrases. Mon frère gravite dans une soupe de mots et de virgules avalées, le verre de Bordeaux et les graines de citrouilles grillées pour faire passer…. On rie, on balance, on epie, on jacasse et on mange! J’euphorise bien silencieusement Paris sous ce plafond à lambry et sur ces carreaux bicolores cabossés.
Retour à la casba del Frero… J’experimentalise le concept de se démaquiller sans neon avec la lampe de poche. Un teint sans cernes ou imperfection garanti! Les ombres des fenêtres s’impriment au plafond, je suis incapable de fermer un œil sur les ‘lumières de la ville’. Je compte les moutons, mais chacun semble porter un tricot aux couleurs de mes lubies du moment je les envoie tous à la falaise!
Demain un rude emploi du temps attend notre petite abigoudi, encore inconsciente et endormie sur le fourmillement fripesque parisien à venir...
Accros au starbucks? Quel est votre breuvage préféré chez l'oncle Sam des cafés à l'eau (ceux dont je raffole tellement)?
Deux jours pour un sommet Chimique imbuvable à faire la queue au Stand Pfizer comme une petite fille modèle, ou la grande évasion parisienne à faire les 400 coups entre filles... Voici le choix tragédien qui s'est dressé devant moi, suivi de ma décision typique de petite Sophie made in Segur...
Réveil frange rabattue jusqu’aux oreilles. Il me reste un peu moins de deux heures pour me pouponner et prendre mon TGV Nancy>Capitale… Question de priorités, je saute sur mes 3 boites mails et ma Blogroll!
Départ aux crochets d’escarpins pétrolés pas vraiment raccord avec ma Parka… Au bout de 100m je les maudis, quand un subtil stratagème sonne à mes écoutilles. Je fais irruption chez mon cordonnier d’amour (cliquez ici pour piger) et j’en ressors avec mes escarpins noirs fraîchement retalonnés pendant la nuit, lui laissant la garde de mes pétrolés assassins!
Crissant des yeux pour lire le panneau d’affichage de la Gare, je pars en déviation vers le buraliste et m’allège du Elle de cette semaine à peine plus lourd que ma monnaie!
12 :15 A bord, je subtilise comme toujours mon siège attitré à côté de la vieille qui planque son cabot ou du slimeur prépubère fan de Justice, contre un carré solitaire bien tranquille. Je pose mon billet et ma carte 12-25 sur la table pour n'être dérangée sous aucun prétexte.
13h Un costard deux pièces voisin, abjure à coup de chéquier face au contrôleur… Ha! Les mecs reglos donnent le bon exemple à la jeunesse, qui glousse en continuant de s’empiffrer de la dernière tendance Fluo sur un air de safran et d’horoscope chinois!
13 :45 Je savoure l’entrée en gare où les «gens» s’excitent à bord avec leurs valises, et se pressent à la porte alors qu’on est même pas au niveau du périph ! A quai, une pluie crachote des petits jets glaciatiques… Ma parka contre-attaque avec ma capuche à poils de gnous !
La grogne et la grimace des habitants du métro n’interfèrent en aucune façon avec mon air anesthésiée! Je semble me shooter au parfum du wagon, comme si on avait planqué du nougat en tout coin ou diffusé du Django entre les arrêts… Dans l’escalier, je soulève même la valise de Transformers d’une touriste espagnole… «Oh mon dieu! La province aurai-elle entartré ma peau de vache parisienne ?!»
Je tourne la bobinette chera du merveilleux 25m2 du BigBrother…Les soirées culinaires au Wok, les grèves parties partagées avec ma chose blonde favorite et les bulles de mon anniv’ me remontent en fumet proustien... Je suis à la maison (enfin presque) c’est sûr! Je suis à Paris! Paris nous appartient pour 2 jours! Taïo Taïo!
Vais-je défaillir à la vue du premier cappucino du coin, saborder un passant à coup de parapluie ou croquer dans un macaron empoisonné au paraben... La suite de mes péripéties abigoudiennes super bientôt...
Le métro, les contrôleurs de train et les TGV... Des péripéties à partager là-dessus?